P'tit blog d'une illustratrice jeunesse Laure Phelipon

la pierre précieuse – défi 2

la pierre précieuse - défi 2

Une illustration à partir du superbe texte écrit par Pierre-Jean Baranger

"- Ouvre ta main !

La demande avait claqué comme un ordre et l'enfant leva vers son père un regard implorant.

- Ouvre ta main, te dis-je ! Que caches-tu ?

Le gamin, comme si sa volonté cédait devant l'adulte, déplia un doigt, puis l'autre, presque lentement. Il me sembla voir une fleur s'épanouir. Au milieu de sa paume, un tout petit caillou se dévoila. Il avait une forme particulière ; un minuscule cœur de pierre. Son père s'agenouilla devant lui, plongea son regard dans les yeux de son fils. Presque à voix basse, contrastant avec le ton utilisé jusqu'à maintenant, il lui demanda :

- De quoi avais-tu peur ? Qu'il s'envole ?

L'enfant opina du chef, au bord des larmes.

- Ce n'est pas ça... L'autre jour, tu as dis que ton ami avait un cœur de pierre. En marchant, je l'ai retrouvé par terre. Je voudrais le lui rendre.

- Mais ce n'était qu'une expression, ne t'inquiète pas !

Le gosse secoua gravement la tête.

- Si, je m'inquiète. Le cœur de pierre, il ne bat plus pour personne ! Je le sais, j'ai écouté. Mais peut-être qu'en le gardant dans ma main, il rebattra un jour... "

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Je suis illustratrice jeunesse et Graphiste, le dessin, la peinture et les collages sont une vraie passion !
Vous allez si vous le souhaitez rentrer dans un petit monde fait de personnages sortis d'un imaginaire enfantin et naif. N'hésitez pas à me laisser un mail pour me faire votre commande (Peinture, faire-part, affiche)

10/08/2018 16h18
Nouveau défi un peu différent :Tout d'abord Gwen Larpin a écrit un texte sur lequel j'ai réalisé cette illustration :voici son texte :"Le train soufflait sa vapeur haut dans le ciel. Son sifflement s’épanouissait dans les champs de givre, sans mur ni montagne pour le retenir.Installée bien au chaud dans son compartiment, Jazz regardait défiler le paysage sans vraiment le voir, absorbée par ses pensées.Elle aimait les trains. Elle ne savait pas pourquoi. Etait-ce le cliquetis régulier de la mécanique ? Ou ce léger mouvement, ce bercement doux comme une caresse ?Non. C’était la distance entre elle et la réalité. Le train traversant les contrées immobiles, isolant le voyageur du reste du monde.Le temps était en suspens. On pouvait fermer les yeux “ici”, s’endormir, et se réveiller “là”.Jazz avait tout le loisir de laisser vagabonder son esprit, reprendre son souffle entre deux quotidiens. Revivre son passé, rêver de l’avenir. La vie ne lui paraissait jamais aussi claire qu’à ces instants.Jazz aimait les trains. Bien au chaud dans son compartiment, elle ne voyageait pas vers une destination, elle voyageait vers elle-même."Ensuite j'ai envoyé l'image à Pierre-jean Baranger sans lui parler du texte, et voici ce qu'il a écrit à partir de l'image"J'avais toujours redouté les voyages en train, sans doute parce que je n'aimais pas les adieux qui émaillent les gares. Je me rappelais des étreintes brisées à regret, des regards qui n'en finissaient pas d'étendre leur fil jusqu'à l'inéluctable rupture, des mains qui restaient tendues vers celles de celui qui partait ou restait, en mimant une retenue presque muette. Souvent, dans les films, le train se lançait, dans son chuintement métallique, pendant qu'apparaissait le mot "fin" sur l'écran des existences séparées.Mais aujourd'hui, j'avais franchi le pas, refusant mes larmes. Mon avenir m'attendait, là-bas. Les bras ouverts. Je venais de m'arracher à ce qui me retenais encore à mon enfance, à la manière de ces herbes aquatiques me faisant hurler de peur lorsque je me baignais dans la rivière, près de chez ma grand-mère, lors des grandes vacances. J'avais soufflé sur la vitre à côté de mon siège, dessinant une enfant jouant dans les prés, l'été. J'avais agi spontanément. Témoignage, ou ex-voto. J'avais décidé de faire confiance, de me risquer à vivre, presque indifférent aux divers jugements ou avis contraires qui ne manqueraient pas de m'accompagner dans mon choix.Le train qui m'emmenait était devenu à la fois complice et ami. Je m'épanouissais déjà. L'aventure avait pour le moment, le goût du miel."quel bonheur de s'amuser ainsi
30/07/2018 09h49
29/07/2018 21h47
Nouveau défi ! texte de Pierre-jean Baranger sur une nouvelle illustration... que je dois encore travailler ;)Animal ! Tu es un animal ! Toi Humain !Tu as oublié tes racines, ta première cellule,Le vivant d'où tu es issu, ton origine !Tu as laissé ta foi aux objets perdus !Croire c'est presque pouvoir ! Le reste ne dépend que de ta volonté !Regarde le masque, regarde le loup ! Ses yeux sont vides,car il attend les tiens pour s'animer !Les masques, les effigies sont universels et représentent tes inconnus, ce que tu ne maîtrises pas.Es-tu prêt ? Es-tu prête ?Etonnante perspective de mettre un masque pour mieux poser celui que tu t'imposes chaque jour !Es-tu prête ? Es-tu prêt ?Tes rêves ne sont pas que des rêvesEt ta réalité est aussi un songe, malgré les apparences.Humain ! Deviens un animal ! Peut-être ainsi, oublieras-tu tes médisances, tes jalousies, tes calculs et tes manipulations.Le sacré ne dépend pas que de toi ! Il te dépasse ô combien !Humain ! Retrouve-toi !Espère juste qu'il te soit donné encore un peu de temps...
27/07/2018 18h26
Quel bonheur qd Pierre-jean Baranger fait danser mes illustrations avec ses mots."Dis-moi, tu danses ? Ne me dis pas « non » tout de suite ! Regarde ! La piste t’attend !Viens, allez, danse ! Juste vouloir franchir les barrières que tu dresses autour de toi !Je t’attends, nous t’attendons tous ! Tu n’es pas juste un réverbère posé sur le trottoir !Tu n’es pas là juste pour éclairer un peu du Pont des Arts, ni l’arlequin qui amuse les passants !Tu n’es pas juste là pour servir de support à celui qui vacille au cœur de la nuit !Viens, allez, danse ! Accepte la main tendue ! Elle t’arrache à ton confort, à ton immobile,Pour te convier à l’incertitude de l’équilibre, à la jouissance de la vie !Fais confiance à ta main qui s’offre à la mienne, Fais confiance à tes pieds car Ils trouveront toujours un endroit où se poser, Viens, allez, danse ! Je t’enlacerai pour que tu ne tombes pas, je te le promets.Tu as ta place ici ! Allez, viens !"
25/07/2018 16h19
Défi n° 7.Celui-ci est différent... Pierre-jean Baranger a écrit à partir du dessin ;) ....Elya est une artiste, c'est Babou qui l'a dit. Même du haut de ses six ans. Aujourd'hui, c'est son jour préféré, celui où elle va chez sa tante. Elle l'appelle "Babou", même si la maman d'Elya lui dit de l'appeler "tata". Elya, elle n'aime pas ce "ta-ta" qui lui reste dans la gorge. Elle préfère "Babou".Babou est peintre, dessinatrice, aventurière, imaginatrice, vogue-aux-étoiles, directrice de cirque. C'est un minimum ! Lorsque Elya vient chez elle, Babou l'invite à pénétrer le secret d'une chambre transformée en atelier. La petite fille aime renifler les odeurs, ce mélange d'huile de lin, de pastel gras, d'essence de térébenthine (c'est un mot compliqué) et regarder la lumière jouer, jouer, jouer sur les toiles posées ici et là.Babou s'est assise sur une chaise, a pris un bloc de papier épais, un crayon noir. Elle a demandé à Elya de devenir son modèle de l'après-midi. Serait-ce qu'elle veut faire son portrait ? La petite fille accepte. Se pose sur un tabouret. N'ose bouger. Au bout d'un temps assez long, Babou se lève, sourit, et claironne : "c'est fini !"Elya est stupéfaite en découvrant le dessin ! Elle se reconnaît un peu, assise sur le coin d'une tasse de thé, en train d'aspirer avec une grande paille le cœur d'une fleur de nénuphar (encore un mot compliqué ! Babou, tu exagères !). Et là, là, là.... d'un seul coup, Elya se retrouve assise en équilibre instable sur le bord d'une tasse immense ! C'est à ce moment, je crois, qu'elle s'aperçoit qu'elle possède des ailes transparentes ! Babou est une magicienne qui vient de transformer sa nièce en fée ! En tout cas, le nectar de la fleur... c'est un régal !- Maman ! Maman ! Je suis une fée ! C'est Babou qui m'a transformée !Elya saute dans tous les coins en retrouvant sa mère. Incrédule, cette dernière la regarde, le sourcil levé. Puis, elle se retourne vers sa sœur.- Babou ! Tu es incorrigible, en fait !Cette dernière hausse les épaules, regarde le plafond.- Que veux-tu... Elya et moi sommes des rêveuses et des imaginatrices..... on ne peut rien y faire, c'est ainsi !
23/07/2018 13h15
Je trouve que de cette manière on garde plus présent les traits du croquis. qu'en pensez-vous ? #toujours-dans-mes-recherches-d'un-style-nouveau
20/07/2018 13h54
La voici en couleurs ! <3
19/07/2018 15h25
Défi n°5 texte de Pierre-jean Baranger et merci à Kathleen Brun qui m'a prêté son joli visage <3Le volet en bas claqua avec violence, la faisant sursauter. Irina comprit qu'elle devrait encore affronter ses peurs, ce soir ! Le vent poussait devant lui des nuages lourds qu'elle voyait monter à l'assaut du versant comme des taureaux furieux. Irina avait peur de ces orages résonnant l'été sur les plateaux de roche blanche, laissant vibrer les carreaux et résonner l'espace, tel un gong d'airain.Déjà deux ans ! Deux années pleines de vide, qu'elle meublait de ses heures. Deux années à l'attendre, chaque jour. Il partait tôt et revenait tard, épuisé, porté par son travail sur des routes étroites, avant de rejoindre Mende. La Lozère avait son charme, mais une certaine âpreté ne lui faisait pas défaut.Soudain, quelqu'un frappa. Elle sursauta à nouveau. Qui pouvait venir ici ? S'égarer là ou nul chemin ne menait ? Elle descendit de la chambre, traversa la grande pièce servant de cuisine et de salle à manger. Au passage, elle jeta un œil à la cheminée où le courant d'air mugissait sourdement désormais. Elle ouvrit avec prudence la porte, résistant à l'assaut du vent et de la pluie. Une ombre s'engouffra devant elle, sans se soucier des présentations. Le temps viendrait. Plus tard. L'éclair frappa le plateau non loin, illuminant brièvement les visages. Avant de prononcer un mot, ils attendirent la déflagration sèche, déchirant l'air comme une feuille de papier journal.L'inconnu retira la capuche de son ciré. L'inconnue plutôt. Un visage d'ange, encadré de cheveux blonds collés par la pluie. La beauté d'une divinité apparue au coin d'un mystère. Irina offrit son plus beau sourire.- Vous venez d'où ? Osa-t-elle.L'inconnue montra le ciel du doigt.- vous êtes descendue des nuages ?Irina regretta aussitôt sa spontanéité.- Non. Je parcours la montagne à la recherche de mon passé. Et si je suis devant vous, c'est que vous habitez la maison de ma mère....Irina resta pétrifiée ! Une inconnue débarquait en plein orage pour lui parler d'héritage ! Devant son attitude, l'inconnue se hâta d'ajouter quelques mots.- Je ne viens pas la reprendre, mais vous remercier.- de quoi ?- d'être capable d'aimer cet endroit... Ce n'est pas si évident, vous savez !Irina lui proposa de s'asseoir, de boire quelque chose. L'autre femme accepta.- Je crois que l'amour nous dépasse. Il nous dépasse tous !Pourquoi avait-elle dit cela ? Irina n'en savait rien.L'inconnue sourit, but un peu d'eau. Dehors, le noir se déchirait sous les éclats blancs.- Vous avez raison. Mais ce que vous dites ici, est-ce ce lieu qui vous l'a murmuré sans cesse depuis que vous l'occupez ?Ce que Irina ne savait pas encore, c'est que le destin voyage parfois incognito, même au cœur des orages les plus violents...Elle ne tarderait pas à l'apprendre.
18/07/2018 14h36
Pierre-jean Baranger :Défi n° 4.La maison que je connaissais depuis mes premières heures se vidait. Je ne pouvais m'empêcher de voir une hémorragie que rien ne pourrait tarir, sinon le dernier camion parti, que ce soit pour la benne ou la salle des ventes. Je restais debout, impuissant, victime de l'inéluctable avancée des heures, de l'existence. Les pièces désormais immenses, résonnaient aux pas des déménageurs indifférents et presque las. Au fur et à mesure que m'apparaissait l'espace, je le meublais de mes souvenirs, puisant surtout dans les meilleurs dont je pouvais me rappeler. Le papier peint apparaissait maintenant en plein jour, fragile comme une vieille peau tatouée de l'ombre en positif des cadres, du miroir, des dessins d'enfants punaisés.Dans un recoin, je remarquai presque par hasard une boîte de fer négligée par le mouvement ambiant. De toute évidence, son usage avait été dévoyé, l'offrant comme réceptacle à l'hétéroclite. Résistante, elle avait fidèlement; veillé sur mes trésors d'enfant. En m'approchant lentement de ma vie d'adulte, j'avais peu à peu oublié jusqu'à sa réalité, l'abandonnant à l'ombre d'où elle ressurgissait à cet instant.Au milieu d'une maison exsangue, elle me revenait, tel un héritage d'une relativité, d'un peu de vie passée m'offrant un présent.
15/07/2018 16h39
Un troisième défi... et pas des moindre ! J'ai eu tellement de mal ! j'avais mon idée dans la tête, je voulais sentir, la passion, une petite gêne mais le plaisir intense se lire sur le visage de la violoncelliste ! le dessin fige tellement les choses... ça ne reflète pas vraiment ce que j'aurais voulu, mais ça me plait de me donner ce genre de challenge... Je crois que ça me fait progresser aussiMerci Pierre-jean Baranger ;)Jamais son existence ou l'enseignement reçu n'aurait pu répondre à ce qui se passa dans sa vie cette année-là. En décidant de prendre des leçons de violoncelle afin de parfaire son jeu, elle était loin d'imaginer où ces heures l'emmèneraient.Ce fut si rapide !Il se levait, tournait autour d'elle comme pour délimiter le cercle sacré d'où sa musique s'élevait. Puis il s'approchait, Il repositionnait l'instrument entre les jambes de son élève, effleurait d'une main légère le coude du bras maniant l'archet, la main dans sa tenue. Elle, concentrée sur sa partition, acceptait ce contact étrange et nouveau.- Ton mouvement ! N'oublie pas que tu n'es qu'une avec ton violoncelle ! Vous faites l'amour et de votre étreinte naît votre interprétation ! Le résultat pour celui qui ose entendre et surtout écouter, doit offrir toute la sensualité de votre alliance, à ton instrument et à toi ! Ne brise pas son corps lorsque tu le serres entre tes jambes, laisse-le pleurer de joie ou de tristesse à la manière d'un amant éploré ! C'est ton bras, ce sont tes mains qui le guident ! Il vibre par la caresse de ton archet ! Joue, tel un ange !Elle rougissait à peine. Mais elle sentait bien que ses barrières les plus intimes devraient un jour se lever pour atteindre le degré de jeu qu'elle et lui espéraient.Elle en vint à attendre les leçons avec impatience et ardeur. Elle était troublée, comme si elle échappait à sa condition, à sa famille, à la société, au jugement qu'elle redoutait. Un jour enfin, elle s'offrit pleinement à son violoncelle. Bach s'y prêtait si bien ! Elle termina le morceau le souffle court, les joues rouges et légèrement échevelée, presque confuse et étrangère à elle-même. Transcendée.A l'absence de paroles de la part du professeur, elle ne répondit qu'un seul mot : Merci.
13/07/2018 19h44
Défi 3 ! quel croquis je mets en couleurs pour illustrer ce magnifique texte de Pierre-jean Baranger ?Jamais son existence ou l'enseignement reçu n'aurait pu répondre à ce qui se passa dans sa vie cette année-là. En décidant de prendre des leçons de violoncelle afin de parfaire son jeu, elle était loin d'imaginer où ces heures l'emmèneraient.Ce fut si rapide !Il se levait, tournait autour d'elle comme pour délimiter le cercle sacré d'où sa musique s'élevait. Puis il s'approchait, Il repositionnait l'instrument entre les jambes de son élève, effleurait d'une main légère le coude du bras maniant l'archet, la main dans sa tenue. Elle, concentrée sur sa partition, acceptait ce contact étrange et nouveau.- Ton mouvement ! N'oublie pas que tu n'es qu'une avec ton violoncelle ! Vous faites l'amour et de votre étreinte naît votre interprétation ! Le résultat pour celui qui ose entendre et surtout écouter, doit offrir toute la sensualité de votre alliance, à ton instrument et à toi ! Ne brise pas son corps lorsque tu le serres entre tes jambes, laisse-le pleurer de joie ou de tristesse à la manière d'un amant éploré ! C'est ton bras, ce sont tes mains qui le guident ! Il vibre par la caresse de ton archet ! Joue, tel un ange !Elle rougissait à peine. Mais elle sentait bien que ses barrières les plus intimes devraient un jour se lever pour atteindre le degré de jeu qu'elle et lui espéraient.Elle en vint à attendre les leçons avec impatience et ardeur. Elle était troublée, comme si elle échappait à sa condition, à sa famille, à la société, au jugement qu'elle redoutait. Un jour enfin, elle s'offrit pleinement à son violoncelle. Bach s'y prêtait si bien ! Elle termina le morceau le souffle court, les joues rouges et légèrement échevelée, presque confuse et étrangère à elle-même. Transcendée.A l'absence de paroles de la part du professeur, elle ne répondit qu'un seul mot : Merci.
13/07/2018 18h32
Voici un peu de couleurs ;)
13/07/2018 11h43
Deuxième défi... de Pierre-jean Baranger (merci pour tes textes fabuleux)- Ouvre ta main !La demande avait claqué comme un ordre et l'enfant leva vers son père un regard implorant.- Ouvre ta main, te dis-je ! Que caches-tu ?Le gamin, comme si sa volonté cédait devant l'adulte, déplia un doigt, puis l'autre, presque lentement. Il me sembla voir une fleur s'épanouir. Au milieu de sa paume, un tout petit caillou se dévoila. Il avait une forme particulière ; un minuscule cœur de pierre. Son père s'agenouilla devant lui, plongea son regard dans les yeux de son fils. Presque à voix basse, contrastant avec le ton utilisé jusqu'à maintenant, il lui demanda :- De quoi avais-tu peur ? Qu'il s'envole ?L'enfant opina du chef, au bord des larmes.- Ce n'est pas ça... L'autre jour, tu as dis que ton ami avait un cœur de pierre. En marchant, je l'ai retrouvé par terre. Je voudrais le lui rendre.- Mais ce n'était qu'une expression, ne t'inquiète pas !Le gosse secoua gravement la tête.- Si, je m'inquiète. Le cœur de pierre, il ne bat plus pour personne ! Je le sais, j'ai écouté. Mais peut-être qu'en le gardant dans ma main, il rebattra un jour...
11/07/2018 16h38
Une illustration rapide sur un des merveilleux textes de Pierre-jean Baranger que je vous invite à découvrir ; sur sa page : "La femme s'affala dans son canapé, précisément là où son corps fatigué creusait, jour après jour, la mousse des coussins. Elle prit la télécommande et alluma le téléviseur, récupéra sur la table basse la bouteille de bière juste ouverte. Elle jeta un œil distrait aux images, un peu indifférente. Du sport ! Et pourquoi pas ?De toute manière, elle pouvait regarder ce qu'elle voulait comme programme, nul ne contesterait son choix ! Elle était seule, depuis longtemps. Ses enfants étaient partis, son mari aussi. Elle ne se souvenait plus trop dans quel ordre ! Une fatalité, aurait dit sa mère. Elle tendit la main, attrapa la peluche usée qui semblait assise là, tout près d'elle. Elle la fixa comme si, au travers de l'imitation de vivant, pouvait se deviner tant d'histoires passées. Mais ce qui l'intéressait presque de manière brutale, à la mesure d'une soudaine conscience, c'était l'avenir, son avenir, même si elle n'arrivait pas à lui donner à ce jour, une véritable forme. La femme devinait que tout pouvait changer, voilà tout.Une décision s'imposa, celle d'aller respirer dehors, de quitter ce moulage dans son siège pour trouver le changement qu'elle attendait. Elle s'arracha du canapé, se tint immobile, presque oscillante, comme si quelque chose manquait. Soudain, elle mit la bouteille entre les pattes de l'ancien doudou. Ce dernier se tint coi. Qu'aurait-il pu dire, d'ailleurs ? Qu'il n'aimait pas le sport sur le petit écran et qu'il préférait le diabolo-menthe ? Elle abandonna ce tableau sans regret, d'une peluche regardant la télé, avec une bouteille de bière coincée contre son torse..."
09/07/2018 08h11
Après un joli weekend ensoleillé, c'est repartit pour des illustrations tout aussi colorées ;) C'est un peu comme si je partais en vacances en Afrique... Et vous que faites-vous pour vos vacances ?
05/07/2018 20h40
Et voilà ! Commencé en février... finalisé en Juillet ! Les fichiers sont envoyés ce soir même et il ne restera que qq petites corrections à apporter. Beaucoup d'émotion autour de ce projet fou avec Pierre-jean Baranger ! Je vous montre deux croquis que vous retrouverez à la fin du livre ! A ce rythme là, il y a moyen que le livre soit entre nos mains en septembre... Je trépigne !
05/07/2018 08h03
Un joli projet en cours pour Be Light Editions écrit par Délassa Relaxation. Des méditations illustrées pour enfants. Voici un essai pour la couverture. Je suis partie sur des couleurs tendres pour donner la notion de douceur, de bien-être et d'apaisement. Qu'en pensez-vous ?
02/07/2018 07h45
Quand tu vois un de tes univers graphique adapté sur une voiture <3 <3 <3 c'est trop génial ! un grand merci Sarah Feki pour les photos !!!
22/06/2018 13h42
Un gros week-end qui s'annonce. Samedi soir spectacle d'impro et dimanche journée dédicaces !!! Je serai heureuse de vous rencontrer ici ou là. .... ;)
20/06/2018 10h13
Je ne vous ai pas montré ce faire-part de naissance pour des parents musiciens ;)
17/06/2018 18h28
Voici donc le résumé d'une merveilleuse semaine à l'école de saint Auvent <3 merci Gwen Larpin pour la relecture du billet ;) http://www.laure-illustrations.com/2018/06/fresque-murale-cantine-scolaire.html
15/06/2018 20h23
Une magnifique semaine qui vient de s'écouler. Je vous en parle en détail demain sur mon blog <3
12/06/2018 19h46
Une très belle journée encore avec des enfants adorables, motivés qui ont mis tout leur coeur à l'ouvrage. Du bonheur <3
11/06/2018 20h01
Aujourd'hui, Début de la fresque de la cantine de l'école de st Auvent ! je vous montre très vite des photos des enfants en train de peindre le mur ;) 3
05/06/2018 08h53
J'ai eu la joie de réaliser l'affiche de cette jolie compagnie que vous pouvez retrouver ici : http://www.compagnie-dounya.com/
Laure Phelipon